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La composition de la CERNA a été renouvelée pour trois ans au 1er janvier 2016

Composition en 2018 

 

Max Dauchet, Professeur émérite, Université de Lille, Président de la CERNA

Christine Balagué, Professeur, titulaire de la Chaire Réseaux Sociaux et objets connectés, Institut Mines-Telecom

Danièle Bourcier, Directrice de Recherche émérite, CNRS

Raja Chatila, Directeur de Recherche, CNRS

Laurence Devillers, Professeur, Université de Paris 4

Gilles Dowek, Directeur de recherche, Inria

Flora Fischer, Chargée de programme de recherche, CIGREF

Christine Froidevaux, Professeur, Université de Paris 11 

Jean-Gabriel Ganascia, Professeur, Université de Paris 6

Eric Germain, Chargé de mission "Ethique des nouvelles technologies, fait religieux & questions sociétales", DGRIS

Alexei Grinbaum, Chercheur, CEA

Claude Kirchner, Directeur de recherche, Inria,

Christophe Lazaro, Professeur en droit et société au Centre de Philosophie du Droit (CPDR) de l'Université Catholique de Louvain

Jérôme Perrin, Directeur scientifique chez Renault

Alice René, Cellule Réglementation Bioéthique, CNRS

Camille Roth, Professeur associé en sociologie à Sciences Po Paris

Catherine Tessier, Chercheur, ONERA

Sophie Vuilliet-Tavernier, Directeur des relations avec les publics et la recherche, CNIL

Célia Zolynski, Professeur agrégée de droit privé à la Sorbonne - Université Paris 1  

 

Les membres 2016-2018

 

Max Dauchet est Professeur à l’Université de Lille1. Il est agrégé de mathématiques, docteur en informatique, docteur d’Etat en mathématiques. Ses recherches amont (outils logiques et méthodes formelles pour la programmation, algorithmique), se sont ensuite diversifiées (bioinformatique) et orientées vers les applications (algorithmes de décision en temps réel). Il a dirigé 28 thèses. Sa dernière distinction est le LICS 20 years Test-of-Time Award, 2010, avec Sophie Tison. Il a créé (8) et présidé (12) ou été membre de nombreux comités internationaux (60). En France, il a exercé des responsabilités variées dans les ministères et au CNRS où il a présidé de nombreux comités scientifiques, il a aussi notamment été membre du Conseil Scientifique d’Inria, du Département Mathématiques Informatique, puis du Département Informatique, de l’ENS Ulm, et membre du CNU (Comité National des Universités). Il a créé en 1982, et dirigé pendant 9 ans, le Laboratoire d’Informatique Fondamentale de Lille (maintenant CRIStAL), associé au CNRS et maintenant à Inria. Plus récemment il a dirigé le centre de recherche Inria Lille – Nord Europe à sa création. Il a par ailleurs été Délégué Régional à la Recherche et la Technologie, et a coordonné la mise en place des écoles doctorales régionales Nord – Pas de Calais. Il est Chevalier de la Légion d’Honneur et Commandeur des Palmes Académiques.

En tant que professeur émérite depuis 2011, ses engagements sont diverses : chargé de mission DR18 CNRS (2011-2013) ; conseiller DRRT Nord-Pas de Calais (2011-2014) ; président de la CERNA (2012-) ; membre puis VP du comité ANR maths-info (2013-) ; président de la Maison pour la Science Nord-Pas de Calais (2014-) ; conseiller Métropole Européenne de Lille (2015-) ; initiateur d'un comité d'éthique des universités de Lille (2015-) ; cofondateur et trésorier de l'association FORCE Research&Enterprise (2015-). Retour à la composition

 

Christine Balagué est Titulaire de la Chaire réseaux sociaux et objets connectés  à l’Institut Mines-Télécom-TEM, et Vice-présidente du Conseil National du Numérique. Ses recherches portent sur le comportement des internautes en réseaux, et aujourd’hui sur les nuveaux réseaux d’humains et d’objets connectés. Elle intervient régulièrement sur ces thèmes dans des conférences de recherche internationales ou de professionnels.  En tant que Vice- présidente du Conseil National du Numérique, elle a participé aux différents travaux remis au gouvernement français sur les grandes questions du numérique (Neutralité du Net, Neutralité des plateformes, E-inclusion, E-éducation, E-santé, concertation nationale, Enseignement supérieur). Par ailleurs, elle préside  la commission services de Cap Digital, pôle de compétitivité de la filière des contenus et services numériques, dont l’objectif est de favoriser l’émergence de projets R&D collaboratifs en France entre grandes entreprises, PME, start-ups et laboratoires de recherche. Elle est également l’auteur de nombreux ouvrages sur le développement de l’Internet en France et sur les réseaux sociaux. Habilitée à Diriger des Recherches,  Christine Balagué est docteur en Sciences de Gestion, diplômée de l’ESSEC et d’un Master d’économétrie à l’ENSAE. Retour à la composition

Danièle  Bourcier  est  directrice  de  recherche  émérite  au  CNRS  (CERSA) Elle  a obtenu  le  prix  CNRS-GRAL   pour  sa  thèse  d’état  en  droit  public  qui,  pour  la première  fois,  utilisait  l’intelligence  artificielle  pour   simuler  le  processus décisionnel  du  maire.  Depuis  elle  a  travaillé  sur  d’autres  modèles  (systèmes complexes  et  réseaux  connexionnistes)  pour  explorer  les  aspects  cognitifs  du phénomène juridique.  Membre  régulière  de  comités  scientifiques  internationaux  (ICAIL,  JURIX, KNOWRIGHT,…)  et de comités éditoriaux, elle a publié plus de 150 articles et édité  22  ouvrages.  Elle  a  été  directeur  adjoint  du  laboratoire  N°430  du  CNRS Linguistique  appliquée  à l’informatique  juridique (1976-1981)  et  directeur  du laboratoire CNRS Informatique Droit Linguistique (1982-1994) au Conseil d’Etat (qui fut à l’origine de LEGIFRANCE).  Elle  a eu  une bourse  de thèse à Stanford University  (1976-77)  et  a  été  professeur  invitée  aux  Pays  Bas,  en  Suède,  aux Etats Unis, en Allemagne et en Autriche.  Membre du comité d’Ethique du CNRS (COMETS) depuis 2011, son travail porte actuellement  sur  l’Open  science,  l’éthique  des  technologies,   l’e-justice   et l’évolution  du  droit  d’auteur  à l’ère  numérique. Elle  lance  en  2004  en  France les  licences  Creative  Commons dont  elle  est  responsable  scientifique. Responsable  de  plusieurs  contrats  européens,  et  consultante  pour  plusieurs organismes  internationaux  (UE,  OCDE,  UNESCO)  et  agences  nationales  (CAP DIGITAL, ANSES, ANR), elle dirige au CERSA (Université Paris 2) le  département Droit Gouvernance et Technologies en Europe. Elle est chargée d’enseignement en e-gouvernement à Science Po Paris (Executive Master Digital humanities) et à l’Université Paris 2. Passionnée  par  les  mécanismes  de  découverte  inattendus  en  science,  en  art, en droit et en science politique, elle a écrit et  publié deux ouvrages (avec P. Van  Andel)  chez  Hermann,  Paris :  De  la  sérendipité  dans  la  Science,  la Technique, l’art et le droit, (2 ème edition) et La sérendipité le hasard heureux, Actes d’une décade de Cerisy qu’elle a co-organisée en 2009. Un ouvrage sur Open data et Big Data paraitra en 2016  chez Mare & Martin. Voir  ses autres ouvrages sur wikipedia.Retour à la composition

Raja Chatila est Directeur de recherche de classe exceptionnelle au CNRS, à l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (ISIR), Université Pierre et Marie Curie, Paris. Il est docteur en Automatique. Il est directeur Adjoint Scientifique de l’Institut INS2I du CNRS. Il coordonne le Labex « SMART » portant sur les interactions humain-machine dans le monde numérique. Il a dirigé le LAAS-CNRS à Toulouse et a été directeur adjoint du GDR Robotique. Ses domaines de recherche portent sur la robotique autonome, la robotique cognitive et interactive, la perception et la fusion de données, la planification des actions et du mouvement, les architectures décisionnelles et cognitives et l’apprentissage. Il a dirigé plusieurs projets de recherche en robotique avec des applications dans les domaines de la robotique de service, de l’exploration planétaire, de la robotique aérienne, ou de la robotique personnelle. Il a notamment coordonné un projet intégré européen « COGNIRON » (The Cognitive Robot Companion). Membre du conseil scientifique de la fondation d’entreprise EADS, il est ancien membre du Board du réseau européen de Robotique « EURON » et du comité de pilotage du RTRA STAE « Sciences et Technologies de l’Aéronautique et de l’Espace » et ancien président de la Section d’ informatique, automatique, signal et communication du Comité national de la recherche scientifique. Il a participé à deux projets européens sur l’éthique en Robotique : Roboethics et Ethicbots et il est membre du « Groupe de réflexion roboéthique, défense et sécurité » du Secrétariat Général de la défense et de la sécurité nationale. Président-élu de la société savante « Robotics and Automation Society » de IEEE, membre du board de l’International Foundation of Robotics Research, il est éditeur associé de plusieurs revues du domaine de la robotique. Il est ancien « Distinguished lecturer » de IEEE Robotics and Automation Society. Il a enseigné à l’Université de Tsukuba au Japon et il est Docteur Honoris Causa de l’Université d’Örebro (Suède). Retour à la composition

Laurence Devillers est Professeure d’informatique appliquée aux sciences humaines et sociales à l’université Paris-Sorbonne 4 et effectue sa recherche au LIMSI-CNRS, laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur à Orsay. Elle est docteur en Informatique et a une habilitation à diriger des recherches (HDR) sur Perception, détection et génération des émotions dans les interactions parlées humain-machine de l’Université Paris-Saclay. Elle est experte en traitement du langage et du signal et en apprentissage machine.

Ses recherches portent principalement sur l’ « affective computing », le traitement automatique de la langue parlée, la détection des émotions « real-life », l’interaction homme-machine et la robotique affective et interactive. Laurence Devillers anime l’équipe de recherche Dimensions affectives et sociales dans les interactions parlées  (http://www.limsi.fr/tlp/topic2.html). Elle a dirigé 10 thèses et a plus de 140 publications scientifiques. Elle a participé/participe à de nombreux projets notamment sur les interactions affectives et sociales humain-robot (ANR Tecsan Armen, FUI Romeo, BPI Romeo2, Rex EU Humaine, EU Chistera Joker). Elle travaille sur les émotions mais aussi sur l’humour et l’empathie dans les systèmes de dialogue homme-machine.  Elle travaille également sur des sujets de « big data » et a collecté de nombreux corpus d’interaction homme-machine. Ses travaux peuvent être utilisés pour des applications avec des robots, des objets connectés, des jeux sérieux, des centres d’appels pour différents domaines comme par exemple la santé (aide aux personnes dépendantes, remédiation), le bien-être et la sécurité.

Elle anime le pôle co-évolution humain-machine de l’Institut de la société numérique (ISN – Paris Saclay), où elle mène des travaux en collaboration avec des chercheurs en droit et en sociologie sur mémoire du robot et responsabilité, et sur la réflexivité langagière. Elle est également membre du conseil d’administration de AAAC (emotion-research.net), membre de IEEE, ACL, ISCA and AFCP. Elle est aussi impliquée dans l’association Eurobotics dans les groupes de travail sur « Natural Interaction with Social Robot» et « Socially intelligent robots». Elle a participé à la rédaction du premier rapport sur l’éthique du chercheur en robotique pour la Commission de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique (Cerna) de l’alliance Allistene et est maintenant membre de la Cerna. Retour à la composition

Gilles Dowek est directeur de recherche à Inria. Il est polytechnicien, docteur en informatique et Habilité à Diriger des Recherches.  Il est actuellement Président du conseil scientifique de la SIF, Membre du conseil scientifique de La main à la Pâte, Responsable du Mooc Lab d’Inria. Il a été notamment Professeur à l’École polytechnique, Membre du Groupe d’Experts chargé du programme de la la spécialité Informatique et sciences du numérique en terminale S, Directeur scientifique adjoint à Inria. Il est ou a été Membre des comités de programme de plusieurs conférences internationales (LICS, TLCA, CADE, RTA, LPAR, CSL, ICALP, TPHOLs, ...), Membre du comité de pilotage du projet européen Types et de la conférence CADE.  En matière de vulgarisation scientifique, il tient une Chronique dans Pour la Science, participe à plusieurs émissions scientifiques sur Arte, France 5, France Culture, ... Conférences au Palais de la Découverte, à la Biliothèque Nationale, à la Cité des sciences et de l’industrie, ... Il a Publié de plusieurs livres, traduits en en allemand, espagnol, italien et coréen. Il est lauréat 2007 du Grand Prix de Philosophie de l’Adcadémie Française pour le livre Les métamorphoses du calcul (Le Pommier, 2007); Grand Prix d’Alembert des Lycéens 2000 de la Société Mathématique de France; Lauréat 2007 du European Philips Contest for Young Scientists and Inventors. Retour à la composition

Flora Fischer est doctorante en philosophie à l’Université de Technologie de Compiègne (UTC), et à l’Université Catholique de Lille (Département d’Ethique et de Philosophie). Elle est en parallèle chargée de programme de recherche au CIGREF (Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises). Titulaire d’un master professionnel en éthique appliquée à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (ETHIRES), elle s’est spécialisée sur les problématiques éthiques liées au numérique, en analysant les implications de l’utilisation croissante des outils numériques (normes nouvelles, conséquences managériales et organisationnelles…) et les enjeux d’une réflexion éthique « by design » (dès la conception d’un produit/service). Ses travaux de recherche portent ainsi sur la normativité des technologies numériques et l’approche d’une éthique by design dans les entreprises.

Elle a participé aux réflexions « Ethique et Big Data » menées par l’Aproged (Association de la Maîtrise et de la Valorisation des Contenus) visant à actualiser la « Charte Ethique et Big Data » co-rédigée par l’Aproged, Cap Digital, l’AFCP et Atala. Elle est également membre du comité Prospective du Numérique de l’Institut Fredrik Bull.

Elle a animé différents groupes de travail au CIGREF sur l’éthique du numérique (Ethique et Numérique, une éthique à inventer ? / Ethique et Numérique : enjeux et recommandations à l’intention des entreprises) et l’économie des données personnelles (Economie des données personnelles, les enjeux d’un business éthique) et est aujourd’hui chargée de groupes de réflexions portant sur la valorisation des données, et l’intelligence artificielle. Retour à la composition

Christine Froidevaux est Professeur à l’Université Paris Sud. Ancienne élève de l’ENS Fontenay-aux-Roses, elle est agrégée de mathématiques, titulaire d’un doctorat d’informatique linguistique (1983) et d’une Habilitation à Diriger des Recherches en informatique (1993).

Ses recherches initiales en représentation des connaissances et raisonnement ont été orientées vers la bioinformatique en 2000. Ses activités scientifiques concernent actuellement la biologie des systèmes, avec la construction et l’étude des réseaux de signalisation et des réseaux métaboliques. Elle s’intéresse plus particulièrement à l’analyse des données massives et hétérogènes à l’aide d’ontologies biologiques et de workflows scientifiques.

Elle est responsable de l’équipe Bioinformatique du LRI à Orsay depuis 2001 et du Master Bioinformatique de l’Université Paris Saclay créé en 2015, dans lequel elle a introduit une sensibilisation aux questions éthiques. Elle est vice-présidente de la Société Informatique de France (SIF) depuis 2015.Retour à la composition

Professeur  d’informatique  à  l’Université  Pierre  et  Marie  Curie  et  membre  senior  de l’Institut  Universitaire  de  France,  Jean-Gabriel  Ganascia  poursuit  ses  recherches  au LIP6  (Laboratoire  d’Informatique  de  Paris  VI)  et  au  sein  du  Labex  OBVIL (Observatoire  de  la  vie  littéraire)  dont  il  est  le  directeur  adjoint.  Spécialiste d’intelligence  artificielle  (ECCAI  Fellow),  d’apprentissage  machine  et  de  fouille  de données,  ses  recherches  actuelles  portent  sur  le  versant  littéraire  des  humanités numériques,  sur  la  philosophie  computationnelle  et  sur  l’éthique  des  technologies  de l’information et de la communication. Son  intérêt  pour  les  conséquences  éthiques  du  développement  des  technologies  de l'information  et  de  la  communication  l'a  conduit  à  publier  dans  plusieurs  revues internationales,  dans des ouvrages et  dans des actes de  conférences spécialisés  sur ce sujet. Il a notamment contribué à l'organisation scientifique de la conférence Ethics and Human Right in the Information Society en 2005 et des conférences CEPE et Ethicomp qui  se  sont  tenue  en  2014  à  Paris.  Il  a  piloté  l'action  infoéthique  financée  par  le programme CNRS Société de l'information. Il a été membre du comité scientifique du programme Vox Internet financé par l'ANR. Il a participé au groupe de travail OnLife organisé  par  la  communauté  européenne.  Il  est  membre  du  comité  de  pilotage  du MURS  (Mouvement  Universel  pour  la  Responsabilité  Scientifique)  et  il  siège  au COMETS (comité d’éthique du COMETS). Enfin, il est parti prenante du projet ANR EthicAA (Ethics and Autonomous Agents) sur l’éthique des agents autonomes. Retour à la composition

 

Éric Germain conduit une réflexion prospective sur le fait religieux et l’éthique des nouvelles technologies au sein de la Direction Générale des Relations Internationales et de la Stratégie (DGRIS). Il est recruté en 2009 pour créer un « pôle religion » à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS devenue DGRIS). Dès 2010, ce portefeuille s’élargit aux problématiques éthiques soulevées par l’armement de systèmes sans hommes à bord (drones), puis à l’ensemble des nouvelles technologies robotisées et aux perspectives d’autonomie décisionnelle et d’intelligence artificielle de futurs Systèmes d’armes létaux autonomes (SALA).

Éric Germain est diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris et a soutenu une thèse de doctorat en histoire et sciences politiques à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il est membre de la branche européenne de l’International Society for Military Ethics depuis sa création en 2011. Il s’est exprimé à titre personnel sur éthique militaire appliquée à la robotique et aux technologies associées lors de différents colloques (dont la captation est disponible sur internet) et dans plusieurs articles et chapitres d’ouvrages parmi lesquels : « 2010 : année zéro des guerres robotisée », Revue de la Défense Nationale, n° 740, mai 2011, p. 119-121 ; « La campagne contre les 'robots tueurs' se trompe-t-elle de cible? », Le Monde, 24 juin 2013 ; « De la guerre à distance à la guerre désincarnée : les enjeux moraux d'une globalisation du champ de bataille », (https://www.icrc.org/fre/resources/documents/article/review-2014/irrc-900-germain.htm) mis en ligne le 11/11/2014, cet article paraîtra en langue anglaise en 2016 dans le 900ème numéro de la Revue Internationale de la Croix Rouge. Retour à la composition

Alexei GRINBAUM est chercheur au laboratoire de philosophie des sciences (LARSIM) du CEA-Saclay. Il est spécialiste de l'information quantique. Depuis 2003, il s'intéresse aux questions éthiques liées aux nouvelles technologies, où il analyse, en particulier, l'incertitude par rapport à l'avenir et les fondements du principe de précaution. Plus récemment, il étudie la place des récits dans la perception des nouvelles technologies et propose une méthodologie fondée sur les récits pour une approche innovante du problème de la responsabilité du chercheur. Coordinateur pour la France de l'Observatoire européen des nanotechnologies, il participe aux débats français et européens sur la science et la société. Retour à la composition

Claude Kirchner est délégué général à la recherche et au transfert pour l’innovation d’Inria. Il supervise l’ensemble des activités de l’institut en matière de recherche, de développement technologique et de transfert. Auparavant, il dirigeait depuis sa création le centre de recherche Bordeaux – Sud de cet Institut. Claude Kirchner, docteur ès sciences en informatique, a été enseignant en mathématiques du secondaire, Maître de conférence en informatique, Chargé de recherche au CNRS et est depuis 1988 directeur de recherche Inria. Ses intérêts et contributions scientifiques reconnues internationalement portent sur les fondements logique et sémantique, en particulier basés sur la réécriture, pour la conception et la mise en œuvre de systèmes sûrs. Il a contribué à l'émergence des concepts de déduction modulo et du calcul de réécriture. A partir de 1992 il a créé et dirigé l'équipe-projet PROTHEO. Co-lauréat du grand prix de l'académie des sciences 2002 au titre de la fondation culturelle Franco-Chinoise. Il préside depuis 2003 les conseils scientifiques et d'évaluation des programmes du ministère puis de l'ANR en sécurité et informatique. Claude Kirchner a animé un groupe de réflexion sur l’éthique à Inria, puis le groupe de travail au sein d’Allistene préalable à la création de la CERNA. Retour à la omposition

Christophe Lazaro, docteur en droit, diplômé en philosophie et en anthropologie, est Professeur à l'UCLouvain. Situées dans le champ de la vie privée et de la protection des données personnelles, ses recherches actuelles abordent d’un point de vue interdisciplinaire la question de l’autonomie et du pouvoir des individus à l’ère des Big data. Il a soutenu sa thèse de doctorat en sciences juridiques à l’Institut Universitaire Européen (Florence). Sa thèse, intitulée « La fabrication juridique d’un corps hybride : regard pragmatique sur les rapports entre droit et technologies prothétiques », porte sur les problèmes juridiques et philosophiques liés à l’intégration d’artéfacts techniques au sein du corps humain. Elle va être publiée prochainement aux éditions de l’Institut de Recherche Juridique de la Sorbonne (IRJS) dans la collection « Voies du droit ». Il est également membre associé au Laboratoire d’Anthropologie Prospective (LAA.P) de l’Université de Louvain. Ses intérêts de recherche en anthropologie concernent les relations hommes-artéfacts, les identités et environnements virtuels. https://unamur.academia.edu/ChristopheLazaro. Retour à la composition

Jérôme Perrin est ingénieur de l’Ecole Polytechnique (X74, 1977), docteur ès sciences physiques de l’Université de Paris Denis Diderot (1983) et habité à diriger des recherches. D’abord chargé puis directeur de recherches au CNRS en physique-chimie des plasmas, il rejoint en 1997 le groupe Balzers & Leybold - devenu Oerlikon – comme directeur de R&D sur les réacteurs à plasma pour la production d’écrans plats et de panneaux photovoltaïques. En 2001 il devient directeur de programmes de R&D chez Air Liquide en particulier sur l’hydrogène et la pile à combustible. Puis en 2007 il rejoint Renault comme directeur des projets avancés pour la réduction de la consommation énergétique et de l’impact environnemental des véhicules, vers la nouvelle mobilité électrique. En juin 2012 il a été nommé directeur général de l’Institut VEDECOM pour le véhicule décarboné électrique, autonome et communicant, et sa mobilité. Depuis juillet 2014 il est à nouveau chez Renault en tant que directeur scientifique. Il est aussi bachelier canonique en  théologie de l’Institut Catholique de Paris (2013). Retour à la composition

 

Alice René, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, docteur en Neurosciences, est actuellement responsable pour la réglementation Bioéthique au CNRS. Après avoir fait sa recherche à l’Unité de Neurosciences Intégratives et Computationnelles (UNIC, CNRS, Gif/Yvette) et au Laboratoire de Radiopathologie et Thérapies Expérimentale (LRTE/ SRBE, IRSN, Fontenay-aux-roses), elle s’est tournée vers les aspects éthiques de la recherche en biologie notamment les thématiques entourant les recherches sur l’homme (utilisation d’éléments dérivés du corps humain, recherches « biomédicales » ou sur la personne, utilisation de cellules souches embryonnaires humaines, …), en recoupement avec d’autres questions comme celles liées à la protection des données à caractère personnel. Depuis 2010, elle fait partie du Comité d’experts pour les recherches biomédicales de l’Institut de Sciences Biologiques du CNRS. Alice René est membre du Comité National Consultatif pour les Sciences de la Vie et de la Santé (CCNE) au titre du CNRS depuis 2012. Ses activités scientifiques ont concerné les domaines de la plasticité neuronale et cérébrale fonctionnelle et de la perception visuelle, celui du système nerveux périphérique digestif ainsi que celui des thérapies cellulaires. Retour à la composition

amille Roth est Associate Professor en sociologie à Sciences Po. Il a par ailleurs été chercheur CNRS en informatique depuis 2008 (actuellement en détachement) après avoir été maître de conférences en sociologie à Toulouse-Capitole.  Docteur de l’École Polytechnique (2005) et ingénieur des Ponts (2002), ainsi que titulaire d’un DEA de sciences cognitives (EHESS, 2002), il a un profil à la croisée entre sciences dures et sciences sociales. Ces dernières années, il a fondé et dirigé le pôle “humanités numériques / sciences sociales computationnelles” du Centre Marc Bloch à Berlin, où il a développé une équipe interdisciplinaire mêlant sciences sociales et modélisation mathématique et informatique.
Son programme de recherche est centré autour de l'étude des systèmes complexes sociaux (épidémiologie culturelle, morphogenèse de réseaux), de l’espace public numérique et du rôle des algorithmes, de l’analyse de corpus textuels, des phénomènes de cognition sociale, en particulier la coévolution entre forme des interactions et distribution des informations.  Il est l’auteur d’une cinquantaine d’articles scientifiques portant aussi bien sur des questions méthodologiques que sur les systèmes sociaux, notamment de construction de savoirs. Il a directement coordonné plusieurs projets de recherche collaborative, dont certains spécifiquement liés à Internet et au rôle des algortihmes comme les projets ANR Webfluence, Algodiv et Algopol (2008-2019 au total); il est en outre lauréat d'un ERC Consolidator sur les bulles dans les communautés en ligne (2018-23). Retour à la composition

Catherine Tessier est maître de recherche à l'ONERA, au Département Commande des Systèmes et Dynamique du vol (DCSD) à Toulouse. Elle a obtenu son doctorat en 1988 et son habilitation à diriger les recherches en 1999. Elle  est  également  Enseignante  de  Rang  Equivalent  (ERE)  à  celui  de  professeur  des  universités  à l'ISAE-SUPAERO. Ses domaines de recherche concernent le partage d'autorité entre agents (robotiques et humains), l'autonomie adaptative, la modélisation de conflits homme - machine, les questions éthiques liées à l'emploi de robots dans le domaine militaire. Depuis janvier 2015, elle est directrice de l'École Doctorale 309 « Systèmes » (EDSYS). http://www.onera.fr/staff/catherine-tessier/ Retour à la composition

Sophie Vulliet - Tavernier, directeur des affaires juridiques, internationales et de l’expertise, de la CNIL de 2007 à 2010, Sophie Vulliet-Tavernier a pris la responsabilité, début 2011, de la direction des études, de l’innovation et de la prospective. Cette direction est chargée de la veille prospective et a pour mission de mieux identifier et comprendre les évolutions des technologies et des usages du numérique dans tous les domaines qui relèvent de la compétence de la CNIL, d’évaluer les enjeux de protection des données qui en découlent et ainsi de l’éclairer dans ses décisions et modes d’intervention. Elle est maintenant Directeur des relations avec les publics et la recherche. Diplômée de l'université de droit et de sciences sociales de Paris II et de l'Institut Français de Presse (DEA de sciences politiques, DESS de droit de la Défense, maîtrises en Droit Public et en sciences de l'information). Retour à la composition

 

Célia Zolynski est professeur agrégée de droit privé à l'Ecole de droit de la Sorbonne - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses activités de recherche et d’enseignement portent sur le droit du numérique, le droit de la propriété intellectuelle, le droit du marché et les libertés fondamentales. Elle est l’auteur de différentes publications dans ces domaines, notamment sur les liens qu’entretiennent le droit interne et le droit de l’Union européenne. Elle anime plusieurs groupes de travail interdisciplinaires et projets de recherches collectives sur la protection et la valorisation des données ainsi que sur la régulation des traitements algorithmiques.

Elle est également membre du Comité de prospective de la CNIL et du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) et a été membre du Conseil national du numérique (CNNum) de février 2016 à décembre 2017.

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La composition de la CERNA a été renouvelée pour trois ans au 1er janvier 2016

Composition en 2018 

 

Max Dauchet, Professeur émérite, Université de Lille, Président de la CERNA

Christine Balagué, Professeur, titulaire de la Chaire Réseaux Sociaux et objets connectés, Institut Mines-Telecom

Danièle Bourcier, Directrice de Recherche émérite, CNRS

Raja Chatila, Directeur de Recherche, CNRS

Laurence Devillers, Professeur, Université de Paris 4

Gilles Dowek, Directeur de recherche, Inria

Flora Fischer, Chargée de programme de recherche, CIGREF

Christine Froidevaux, Professeur, Université de Paris 11 

Jean-Gabriel Ganascia, Professeur, Université de Paris 6

Eric Germain, Chargé de mission "Ethique des nouvelles technologies, fait religieux & questions sociétales", DGRIS

Alexei Grinbaum, Chercheur, CEA

Claude Kirchner, Directeur de recherche, Inria,

Christophe Lazaro, Professeur en droit et société au Centre de Philosophie du Droit (CPDR) de l'Université Catholique de Louvain

Jérôme Perrin, Directeur scientifique chez Renault

Alice René, Cellule Réglementation Bioéthique, CNRS

Camille Roth, Professeur associé en sociologie à Sciences Po Paris

Catherine Tessier, Chercheur, ONERA

Sophie Vuilliet-Tavernier, Directeur des relations avec les publics et la recherche, CNIL

Célia Zolynski, Professeur agrégée de droit privé à la Sorbonne - Université Paris 1  

 

Les membres 2016-2018

 

Max Dauchet est Professeur à l’Université de Lille1. Il est agrégé de mathématiques, docteur en informatique, docteur d’Etat en mathématiques. Ses recherches amont (outils logiques et méthodes formelles pour la programmation, algorithmique), se sont ensuite diversifiées (bioinformatique) et orientées vers les applications (algorithmes de décision en temps réel). Il a dirigé 28 thèses. Sa dernière distinction est le LICS 20 years Test-of-Time Award, 2010, avec Sophie Tison. Il a créé (8) et présidé (12) ou été membre de nombreux comités internationaux (60). En France, il a exercé des responsabilités variées dans les ministères et au CNRS où il a présidé de nombreux comités scientifiques, il a aussi notamment été membre du Conseil Scientifique d’Inria, du Département Mathématiques Informatique, puis du Département Informatique, de l’ENS Ulm, et membre du CNU (Comité National des Universités). Il a créé en 1982, et dirigé pendant 9 ans, le Laboratoire d’Informatique Fondamentale de Lille (maintenant CRIStAL), associé au CNRS et maintenant à Inria. Plus récemment il a dirigé le centre de recherche Inria Lille – Nord Europe à sa création. Il a par ailleurs été Délégué Régional à la Recherche et la Technologie, et a coordonné la mise en place des écoles doctorales régionales Nord – Pas de Calais. Il est Chevalier de la Légion d’Honneur et Commandeur des Palmes Académiques.

En tant que professeur émérite depuis 2011, ses engagements sont diverses : chargé de mission DR18 CNRS (2011-2013) ; conseiller DRRT Nord-Pas de Calais (2011-2014) ; président de la CERNA (2012-) ; membre puis VP du comité ANR maths-info (2013-) ; président de la Maison pour la Science Nord-Pas de Calais (2014-) ; conseiller Métropole Européenne de Lille (2015-) ; initiateur d'un comité d'éthique des universités de Lille (2015-) ; cofondateur et trésorier de l'association FORCE Research&Enterprise (2015-). Retour à la composition

 

Christine Balagué est Titulaire de la Chaire réseaux sociaux et objets connectés  à l’Institut Mines-Télécom-TEM, et Vice-présidente du Conseil National du Numérique. Ses recherches portent sur le comportement des internautes en réseaux, et aujourd’hui sur les nuveaux réseaux d’humains et d’objets connectés. Elle intervient régulièrement sur ces thèmes dans des conférences de recherche internationales ou de professionnels.  En tant que Vice- présidente du Conseil National du Numérique, elle a participé aux différents travaux remis au gouvernement français sur les grandes questions du numérique (Neutralité du Net, Neutralité des plateformes, E-inclusion, E-éducation, E-santé, concertation nationale, Enseignement supérieur). Par ailleurs, elle préside  la commission services de Cap Digital, pôle de compétitivité de la filière des contenus et services numériques, dont l’objectif est de favoriser l’émergence de projets R&D collaboratifs en France entre grandes entreprises, PME, start-ups et laboratoires de recherche. Elle est également l’auteur de nombreux ouvrages sur le développement de l’Internet en France et sur les réseaux sociaux. Habilitée à Diriger des Recherches,  Christine Balagué est docteur en Sciences de Gestion, diplômée de l’ESSEC et d’un Master d’économétrie à l’ENSAE. Retour à la composition

Danièle  Bourcier  est  directrice  de  recherche  émérite  au  CNRS  (CERSA) Elle  a obtenu  le  prix  CNRS-GRAL   pour  sa  thèse  d’état  en  droit  public  qui,  pour  la première  fois,  utilisait  l’intelligence  artificielle  pour   simuler  le  processus décisionnel  du  maire.  Depuis  elle  a  travaillé  sur  d’autres  modèles  (systèmes complexes  et  réseaux  connexionnistes)  pour  explorer  les  aspects  cognitifs  du phénomène juridique.  Membre  régulière  de  comités  scientifiques  internationaux  (ICAIL,  JURIX, KNOWRIGHT,…)  et de comités éditoriaux, elle a publié plus de 150 articles et édité  22  ouvrages.  Elle  a  été  directeur  adjoint  du  laboratoire  N°430  du  CNRS Linguistique  appliquée  à l’informatique  juridique (1976-1981)  et  directeur  du laboratoire CNRS Informatique Droit Linguistique (1982-1994) au Conseil d’Etat (qui fut à l’origine de LEGIFRANCE).  Elle  a eu  une bourse  de thèse à Stanford University  (1976-77)  et  a  été  professeur  invitée  aux  Pays  Bas,  en  Suède,  aux Etats Unis, en Allemagne et en Autriche.  Membre du comité d’Ethique du CNRS (COMETS) depuis 2011, son travail porte actuellement  sur  l’Open  science,  l’éthique  des  technologies,   l’e-justice   et l’évolution  du  droit  d’auteur  à l’ère  numérique. Elle  lance  en  2004  en  France les  licences  Creative  Commons dont  elle  est  responsable  scientifique. Responsable  de  plusieurs  contrats  européens,  et  consultante  pour  plusieurs organismes  internationaux  (UE,  OCDE,  UNESCO)  et  agences  nationales  (CAP DIGITAL, ANSES, ANR), elle dirige au CERSA (Université Paris 2) le  département Droit Gouvernance et Technologies en Europe. Elle est chargée d’enseignement en e-gouvernement à Science Po Paris (Executive Master Digital humanities) et à l’Université Paris 2. Passionnée  par  les  mécanismes  de  découverte  inattendus  en  science,  en  art, en droit et en science politique, elle a écrit et  publié deux ouvrages (avec P. Van  Andel)  chez  Hermann,  Paris :  De  la  sérendipité  dans  la  Science,  la Technique, l’art et le droit, (2 ème edition) et La sérendipité le hasard heureux, Actes d’une décade de Cerisy qu’elle a co-organisée en 2009. Un ouvrage sur Open data et Big Data paraitra en 2016  chez Mare & Martin. Voir  ses autres ouvrages sur wikipedia.Retour à la composition

Raja Chatila est Directeur de recherche de classe exceptionnelle au CNRS, à l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (ISIR), Université Pierre et Marie Curie, Paris. Il est docteur en Automatique. Il est directeur Adjoint Scientifique de l’Institut INS2I du CNRS. Il coordonne le Labex « SMART » portant sur les interactions humain-machine dans le monde numérique. Il a dirigé le LAAS-CNRS à Toulouse et a été directeur adjoint du GDR Robotique. Ses domaines de recherche portent sur la robotique autonome, la robotique cognitive et interactive, la perception et la fusion de données, la planification des actions et du mouvement, les architectures décisionnelles et cognitives et l’apprentissage. Il a dirigé plusieurs projets de recherche en robotique avec des applications dans les domaines de la robotique de service, de l’exploration planétaire, de la robotique aérienne, ou de la robotique personnelle. Il a notamment coordonné un projet intégré européen « COGNIRON » (The Cognitive Robot Companion). Membre du conseil scientifique de la fondation d’entreprise EADS, il est ancien membre du Board du réseau européen de Robotique « EURON » et du comité de pilotage du RTRA STAE « Sciences et Technologies de l’Aéronautique et de l’Espace » et ancien président de la Section d’ informatique, automatique, signal et communication du Comité national de la recherche scientifique. Il a participé à deux projets européens sur l’éthique en Robotique : Roboethics et Ethicbots et il est membre du « Groupe de réflexion roboéthique, défense et sécurité » du Secrétariat Général de la défense et de la sécurité nationale. Président-élu de la société savante « Robotics and Automation Society » de IEEE, membre du board de l’International Foundation of Robotics Research, il est éditeur associé de plusieurs revues du domaine de la robotique. Il est ancien « Distinguished lecturer » de IEEE Robotics and Automation Society. Il a enseigné à l’Université de Tsukuba au Japon et il est Docteur Honoris Causa de l’Université d’Örebro (Suède). Retour à la composition

Laurence Devillers est Professeure d’informatique appliquée aux sciences humaines et sociales à l’université Paris-Sorbonne 4 et effectue sa recherche au LIMSI-CNRS, laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur à Orsay. Elle est docteur en Informatique et a une habilitation à diriger des recherches (HDR) sur Perception, détection et génération des émotions dans les interactions parlées humain-machine de l’Université Paris-Saclay. Elle est experte en traitement du langage et du signal et en apprentissage machine.

Ses recherches portent principalement sur l’ « affective computing », le traitement automatique de la langue parlée, la détection des émotions « real-life », l’interaction homme-machine et la robotique affective et interactive. Laurence Devillers anime l’équipe de recherche Dimensions affectives et sociales dans les interactions parlées  (http://www.limsi.fr/tlp/topic2.html). Elle a dirigé 10 thèses et a plus de 140 publications scientifiques. Elle a participé/participe à de nombreux projets notamment sur les interactions affectives et sociales humain-robot (ANR Tecsan Armen, FUI Romeo, BPI Romeo2, Rex EU Humaine, EU Chistera Joker). Elle travaille sur les émotions mais aussi sur l’humour et l’empathie dans les systèmes de dialogue homme-machine.  Elle travaille également sur des sujets de « big data » et a collecté de nombreux corpus d’interaction homme-machine. Ses travaux peuvent être utilisés pour des applications avec des robots, des objets connectés, des jeux sérieux, des centres d’appels pour différents domaines comme par exemple la santé (aide aux personnes dépendantes, remédiation), le bien-être et la sécurité.

Elle anime le pôle co-évolution humain-machine de l’Institut de la société numérique (ISN – Paris Saclay), où elle mène des travaux en collaboration avec des chercheurs en droit et en sociologie sur mémoire du robot et responsabilité, et sur la réflexivité langagière. Elle est également membre du conseil d’administration de AAAC (emotion-research.net), membre de IEEE, ACL, ISCA and AFCP. Elle est aussi impliquée dans l’association Eurobotics dans les groupes de travail sur « Natural Interaction with Social Robot» et « Socially intelligent robots». Elle a participé à la rédaction du premier rapport sur l’éthique du chercheur en robotique pour la Commission de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique (Cerna) de l’alliance Allistene et est maintenant membre de la Cerna. Retour à la composition

Gilles Dowek est directeur de recherche à Inria. Il est polytechnicien, docteur en informatique et Habilité à Diriger des Recherches.  Il est actuellement Président du conseil scientifique de la SIF, Membre du conseil scientifique de La main à la Pâte, Responsable du Mooc Lab d’Inria. Il a été notamment Professeur à l’École polytechnique, Membre du Groupe d’Experts chargé du programme de la la spécialité Informatique et sciences du numérique en terminale S, Directeur scientifique adjoint à Inria. Il est ou a été Membre des comités de programme de plusieurs conférences internationales (LICS, TLCA, CADE, RTA, LPAR, CSL, ICALP, TPHOLs, ...), Membre du comité de pilotage du projet européen Types et de la conférence CADE.  En matière de vulgarisation scientifique, il tient une Chronique dans Pour la Science, participe à plusieurs émissions scientifiques sur Arte, France 5, France Culture, ... Conférences au Palais de la Découverte, à la Biliothèque Nationale, à la Cité des sciences et de l’industrie, ... Il a Publié de plusieurs livres, traduits en en allemand, espagnol, italien et coréen. Il est lauréat 2007 du Grand Prix de Philosophie de l’Adcadémie Française pour le livre Les métamorphoses du calcul (Le Pommier, 2007); Grand Prix d’Alembert des Lycéens 2000 de la Société Mathématique de France; Lauréat 2007 du European Philips Contest for Young Scientists and Inventors. Retour à la composition

Flora Fischer est doctorante en philosophie à l’Université de Technologie de Compiègne (UTC), et à l’Université Catholique de Lille (Département d’Ethique et de Philosophie). Elle est en parallèle chargée de programme de recherche au CIGREF (Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises). Titulaire d’un master professionnel en éthique appliquée à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (ETHIRES), elle s’est spécialisée sur les problématiques éthiques liées au numérique, en analysant les implications de l’utilisation croissante des outils numériques (normes nouvelles, conséquences managériales et organisationnelles…) et les enjeux d’une réflexion éthique « by design » (dès la conception d’un produit/service). Ses travaux de recherche portent ainsi sur la normativité des technologies numériques et l’approche d’une éthique by design dans les entreprises.

Elle a participé aux réflexions « Ethique et Big Data » menées par l’Aproged (Association de la Maîtrise et de la Valorisation des Contenus) visant à actualiser la « Charte Ethique et Big Data » co-rédigée par l’Aproged, Cap Digital, l’AFCP et Atala. Elle est également membre du comité Prospective du Numérique de l’Institut Fredrik Bull.

Elle a animé différents groupes de travail au CIGREF sur l’éthique du numérique (Ethique et Numérique, une éthique à inventer ? / Ethique et Numérique : enjeux et recommandations à l’intention des entreprises) et l’économie des données personnelles (Economie des données personnelles, les enjeux d’un business éthique) et est aujourd’hui chargée de groupes de réflexions portant sur la valorisation des données, et l’intelligence artificielle. Retour à la composition

Christine Froidevaux est Professeur à l’Université Paris Sud. Ancienne élève de l’ENS Fontenay-aux-Roses, elle est agrégée de mathématiques, titulaire d’un doctorat d’informatique linguistique (1983) et d’une Habilitation à Diriger des Recherches en informatique (1993).

Ses recherches initiales en représentation des connaissances et raisonnement ont été orientées vers la bioinformatique en 2000. Ses activités scientifiques concernent actuellement la biologie des systèmes, avec la construction et l’étude des réseaux de signalisation et des réseaux métaboliques. Elle s’intéresse plus particulièrement à l’analyse des données massives et hétérogènes à l’aide d’ontologies biologiques et de workflows scientifiques.

Elle est responsable de l’équipe Bioinformatique du LRI à Orsay depuis 2001 et du Master Bioinformatique de l’Université Paris Saclay créé en 2015, dans lequel elle a introduit une sensibilisation aux questions éthiques. Elle est vice-présidente de la Société Informatique de France (SIF) depuis 2015.Retour à la composition

Professeur  d’informatique  à  l’Université  Pierre  et  Marie  Curie  et  membre  senior  de l’Institut  Universitaire  de  France,  Jean-Gabriel  Ganascia  poursuit  ses  recherches  au LIP6  (Laboratoire  d’Informatique  de  Paris  VI)  et  au  sein  du  Labex  OBVIL (Observatoire  de  la  vie  littéraire)  dont  il  est  le  directeur  adjoint.  Spécialiste d’intelligence  artificielle  (ECCAI  Fellow),  d’apprentissage  machine  et  de  fouille  de données,  ses  recherches  actuelles  portent  sur  le  versant  littéraire  des  humanités numériques,  sur  la  philosophie  computationnelle  et  sur  l’éthique  des  technologies  de l’information et de la communication. Son  intérêt  pour  les  conséquences  éthiques  du  développement  des  technologies  de l'information  et  de  la  communication  l'a  conduit  à  publier  dans  plusieurs  revues internationales,  dans des ouvrages et  dans des actes de  conférences spécialisés  sur ce sujet. Il a notamment contribué à l'organisation scientifique de la conférence Ethics and Human Right in the Information Society en 2005 et des conférences CEPE et Ethicomp qui  se  sont  tenue  en  2014  à  Paris.  Il  a  piloté  l'action  infoéthique  financée  par  le programme CNRS Société de l'information. Il a été membre du comité scientifique du programme Vox Internet financé par l'ANR. Il a participé au groupe de travail OnLife organisé  par  la  communauté  européenne.  Il  est  membre  du  comité  de  pilotage  du MURS  (Mouvement  Universel  pour  la  Responsabilité  Scientifique)  et  il  siège  au COMETS (comité d’éthique du COMETS). Enfin, il est parti prenante du projet ANR EthicAA (Ethics and Autonomous Agents) sur l’éthique des agents autonomes. Retour à la composition

 

Éric Germain conduit une réflexion prospective sur le fait religieux et l’éthique des nouvelles technologies au sein de la Direction Générale des Relations Internationales et de la Stratégie (DGRIS). Il est recruté en 2009 pour créer un « pôle religion » à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS devenue DGRIS). Dès 2010, ce portefeuille s’élargit aux problématiques éthiques soulevées par l’armement de systèmes sans hommes à bord (drones), puis à l’ensemble des nouvelles technologies robotisées et aux perspectives d’autonomie décisionnelle et d’intelligence artificielle de futurs Systèmes d’armes létaux autonomes (SALA).

Éric Germain est diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris et a soutenu une thèse de doctorat en histoire et sciences politiques à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il est membre de la branche européenne de l’International Society for Military Ethics depuis sa création en 2011. Il s’est exprimé à titre personnel sur éthique militaire appliquée à la robotique et aux technologies associées lors de différents colloques (dont la captation est disponible sur internet) et dans plusieurs articles et chapitres d’ouvrages parmi lesquels : « 2010 : année zéro des guerres robotisée », Revue de la Défense Nationale, n° 740, mai 2011, p. 119-121 ; « La campagne contre les 'robots tueurs' se trompe-t-elle de cible? », Le Monde, 24 juin 2013 ; « De la guerre à distance à la guerre désincarnée : les enjeux moraux d'une globalisation du champ de bataille », (https://www.icrc.org/fre/resources/documents/article/review-2014/irrc-900-germain.htm) mis en ligne le 11/11/2014, cet article paraîtra en langue anglaise en 2016 dans le 900ème numéro de la Revue Internationale de la Croix Rouge. Retour à la composition

Alexei GRINBAUM est chercheur au laboratoire de philosophie des sciences (LARSIM) du CEA-Saclay. Il est spécialiste de l'information quantique. Depuis 2003, il s'intéresse aux questions éthiques liées aux nouvelles technologies, où il analyse, en particulier, l'incertitude par rapport à l'avenir et les fondements du principe de précaution. Plus récemment, il étudie la place des récits dans la perception des nouvelles technologies et propose une méthodologie fondée sur les récits pour une approche innovante du problème de la responsabilité du chercheur. Coordinateur pour la France de l'Observatoire européen des nanotechnologies, il participe aux débats français et européens sur la science et la société. Retour à la composition

Claude Kirchner est délégué général à la recherche et au transfert pour l’innovation d’Inria. Il supervise l’ensemble des activités de l’institut en matière de recherche, de développement technologique et de transfert. Auparavant, il dirigeait depuis sa création le centre de recherche Bordeaux – Sud de cet Institut. Claude Kirchner, docteur ès sciences en informatique, a été enseignant en mathématiques du secondaire, Maître de conférence en informatique, Chargé de recherche au CNRS et est depuis 1988 directeur de recherche Inria. Ses intérêts et contributions scientifiques reconnues internationalement portent sur les fondements logique et sémantique, en particulier basés sur la réécriture, pour la conception et la mise en œuvre de systèmes sûrs. Il a contribué à l'émergence des concepts de déduction modulo et du calcul de réécriture. A partir de 1992 il a créé et dirigé l'équipe-projet PROTHEO. Co-lauréat du grand prix de l'académie des sciences 2002 au titre de la fondation culturelle Franco-Chinoise. Il préside depuis 2003 les conseils scientifiques et d'évaluation des programmes du ministère puis de l'ANR en sécurité et informatique. Claude Kirchner a animé un groupe de réflexion sur l’éthique à Inria, puis le groupe de travail au sein d’Allistene préalable à la création de la CERNA. Retour à la omposition

Christophe Lazaro, docteur en droit, diplômé en philosophie et en anthropologie, est Professeur à l'UCLouvain. Situées dans le champ de la vie privée et de la protection des données personnelles, ses recherches actuelles abordent d’un point de vue interdisciplinaire la question de l’autonomie et du pouvoir des individus à l’ère des Big data. Il a soutenu sa thèse de doctorat en sciences juridiques à l’Institut Universitaire Européen (Florence). Sa thèse, intitulée « La fabrication juridique d’un corps hybride : regard pragmatique sur les rapports entre droit et technologies prothétiques », porte sur les problèmes juridiques et philosophiques liés à l’intégration d’artéfacts techniques au sein du corps humain. Elle va être publiée prochainement aux éditions de l’Institut de Recherche Juridique de la Sorbonne (IRJS) dans la collection « Voies du droit ». Il est également membre associé au Laboratoire d’Anthropologie Prospective (LAA.P) de l’Université de Louvain. Ses intérêts de recherche en anthropologie concernent les relations hommes-artéfacts, les identités et environnements virtuels. https://unamur.academia.edu/ChristopheLazaro. Retour à la composition

Jérôme Perrin est ingénieur de l’Ecole Polytechnique (X74, 1977), docteur ès sciences physiques de l’Université de Paris Denis Diderot (1983) et habité à diriger des recherches. D’abord chargé puis directeur de recherches au CNRS en physique-chimie des plasmas, il rejoint en 1997 le groupe Balzers & Leybold - devenu Oerlikon – comme directeur de R&D sur les réacteurs à plasma pour la production d’écrans plats et de panneaux photovoltaïques. En 2001 il devient directeur de programmes de R&D chez Air Liquide en particulier sur l’hydrogène et la pile à combustible. Puis en 2007 il rejoint Renault comme directeur des projets avancés pour la réduction de la consommation énergétique et de l’impact environnemental des véhicules, vers la nouvelle mobilité électrique. En juin 2012 il a été nommé directeur général de l’Institut VEDECOM pour le véhicule décarboné électrique, autonome et communicant, et sa mobilité. Depuis juillet 2014 il est à nouveau chez Renault en tant que directeur scientifique. Il est aussi bachelier canonique en  théologie de l’Institut Catholique de Paris (2013). Retour à la composition

 

Alice René, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, docteur en Neurosciences, est actuellement responsable pour la réglementation Bioéthique au CNRS. Après avoir fait sa recherche à l’Unité de Neurosciences Intégratives et Computationnelles (UNIC, CNRS, Gif/Yvette) et au Laboratoire de Radiopathologie et Thérapies Expérimentale (LRTE/ SRBE, IRSN, Fontenay-aux-roses), elle s’est tournée vers les aspects éthiques de la recherche en biologie notamment les thématiques entourant les recherches sur l’homme (utilisation d’éléments dérivés du corps humain, recherches « biomédicales » ou sur la personne, utilisation de cellules souches embryonnaires humaines, …), en recoupement avec d’autres questions comme celles liées à la protection des données à caractère personnel. Depuis 2010, elle fait partie du Comité d’experts pour les recherches biomédicales de l’Institut de Sciences Biologiques du CNRS. Alice René est membre du Comité National Consultatif pour les Sciences de la Vie et de la Santé (CCNE) au titre du CNRS depuis 2012. Ses activités scientifiques ont concerné les domaines de la plasticité neuronale et cérébrale fonctionnelle et de la perception visuelle, celui du système nerveux périphérique digestif ainsi que celui des thérapies cellulaires. Retour à la composition

amille Roth est Associate Professor en sociologie à Sciences Po. Il a par ailleurs été chercheur CNRS en informatique depuis 2008 (actuellement en détachement) après avoir été maître de conférences en sociologie à Toulouse-Capitole.  Docteur de l’École Polytechnique (2005) et ingénieur des Ponts (2002), ainsi que titulaire d’un DEA de sciences cognitives (EHESS, 2002), il a un profil à la croisée entre sciences dures et sciences sociales. Ces dernières années, il a fondé et dirigé le pôle “humanités numériques / sciences sociales computationnelles” du Centre Marc Bloch à Berlin, où il a développé une équipe interdisciplinaire mêlant sciences sociales et modélisation mathématique et informatique.
Son programme de recherche est centré autour de l'étude des systèmes complexes sociaux (épidémiologie culturelle, morphogenèse de réseaux), de l’espace public numérique et du rôle des algorithmes, de l’analyse de corpus textuels, des phénomènes de cognition sociale, en particulier la coévolution entre forme des interactions et distribution des informations.  Il est l’auteur d’une cinquantaine d’articles scientifiques portant aussi bien sur des questions méthodologiques que sur les systèmes sociaux, notamment de construction de savoirs. Il a directement coordonné plusieurs projets de recherche collaborative, dont certains spécifiquement liés à Internet et au rôle des algortihmes comme les projets ANR Webfluence, Algodiv et Algopol (2008-2019 au total); il est en outre lauréat d'un ERC Consolidator sur les bulles dans les communautés en ligne (2018-23). Retour à la composition

Catherine Tessier est maître de recherche à l'ONERA, au Département Commande des Systèmes et Dynamique du vol (DCSD) à Toulouse. Elle a obtenu son doctorat en 1988 et son habilitation à diriger les recherches en 1999. Elle  est  également  Enseignante  de  Rang  Equivalent  (ERE)  à  celui  de  professeur  des  universités  à l'ISAE-SUPAERO. Ses domaines de recherche concernent le partage d'autorité entre agents (robotiques et humains), l'autonomie adaptative, la modélisation de conflits homme - machine, les questions éthiques liées à l'emploi de robots dans le domaine militaire. Depuis janvier 2015, elle est directrice de l'École Doctorale 309 « Systèmes » (EDSYS). http://www.onera.fr/staff/catherine-tessier/ Retour à la composition

Sophie Vulliet - Tavernier, directeur des affaires juridiques, internationales et de l’expertise, de la CNIL de 2007 à 2010, Sophie Vulliet-Tavernier a pris la responsabilité, début 2011, de la direction des études, de l’innovation et de la prospective. Cette direction est chargée de la veille prospective et a pour mission de mieux identifier et comprendre les évolutions des technologies et des usages du numérique dans tous les domaines qui relèvent de la compétence de la CNIL, d’évaluer les enjeux de protection des données qui en découlent et ainsi de l’éclairer dans ses décisions et modes d’intervention. Elle est maintenant Directeur des relations avec les publics et la recherche. Diplômée de l'université de droit et de sciences sociales de Paris II et de l'Institut Français de Presse (DEA de sciences politiques, DESS de droit de la Défense, maîtrises en Droit Public et en sciences de l'information). Retour à la composition

 

Célia Zolynski est professeur agrégée de droit privé à l'Ecole de droit de la Sorbonne - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses activités de recherche et d’enseignement portent sur le droit du numérique, le droit de la propriété intellectuelle, le droit du marché et les libertés fondamentales. Elle est l’auteur de différentes publications dans ces domaines, notamment sur les liens qu’entretiennent le droit interne et le droit de l’Union européenne. Elle anime plusieurs groupes de travail interdisciplinaires et projets de recherches collectives sur la protection et la valorisation des données ainsi que sur la régulation des traitements algorithmiques.

Elle est également membre du Comité de prospective de la CNIL et du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) et a été membre du Conseil national du numérique (CNNum) de février 2016 à décembre 2017.

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La composition de la CERNA a été renouvelée pour trois ans au 1er janvier 2016

Composition en 2018 

 

Max Dauchet, Professeur émérite, Université de Lille, Président de la CERNA

Christine Balagué, Professeur, titulaire de la Chaire Réseaux Sociaux et objets connectés, Institut Mines-Telecom

Danièle Bourcier, Directrice de Recherche émérite, CNRS

Raja Chatila, Directeur de Recherche, CNRS

Laurence Devillers, Professeur, Université de Paris 4

Gilles Dowek, Directeur de recherche, Inria

Flora Fischer, Chargée de programme de recherche, CIGREF

Christine Froidevaux, Professeur, Université de Paris 11 

Jean-Gabriel Ganascia, Professeur, Université de Paris 6

Eric Germain, Chargé de mission "Ethique des nouvelles technologies, fait religieux & questions sociétales", DGRIS

Alexei Grinbaum, Chercheur, CEA

Claude Kirchner, Directeur de recherche, Inria,

Christophe Lazaro, Professeur en droit et société au Centre de Philosophie du Droit (CPDR) de l'Université Catholique de Louvain

Jérôme Perrin, Directeur scientifique chez Renault

Alice René, Cellule Réglementation Bioéthique, CNRS

Camille Roth, Professeur associé en sociologie à Sciences Po Paris

Catherine Tessier, Chercheur, ONERA

Sophie Vuilliet-Tavernier, Directeur des relations avec les publics et la recherche, CNIL

Célia Zolynski, Professeur agrégée de droit privé à la Sorbonne - Université Paris 1  

 

Les membres 2016-2018

 

Max Dauchet est Professeur à l’Université de Lille1. Il est agrégé de mathématiques, docteur en informatique, docteur d’Etat en mathématiques. Ses recherches amont (outils logiques et méthodes formelles pour la programmation, algorithmique), se sont ensuite diversifiées (bioinformatique) et orientées vers les applications (algorithmes de décision en temps réel). Il a dirigé 28 thèses. Sa dernière distinction est le LICS 20 years Test-of-Time Award, 2010, avec Sophie Tison. Il a créé (8) et présidé (12) ou été membre de nombreux comités internationaux (60). En France, il a exercé des responsabilités variées dans les ministères et au CNRS où il a présidé de nombreux comités scientifiques, il a aussi notamment été membre du Conseil Scientifique d’Inria, du Département Mathématiques Informatique, puis du Département Informatique, de l’ENS Ulm, et membre du CNU (Comité National des Universités). Il a créé en 1982, et dirigé pendant 9 ans, le Laboratoire d’Informatique Fondamentale de Lille (maintenant CRIStAL), associé au CNRS et maintenant à Inria. Plus récemment il a dirigé le centre de recherche Inria Lille – Nord Europe à sa création. Il a par ailleurs été Délégué Régional à la Recherche et la Technologie, et a coordonné la mise en place des écoles doctorales régionales Nord – Pas de Calais. Il est Chevalier de la Légion d’Honneur et Commandeur des Palmes Académiques.

En tant que professeur émérite depuis 2011, ses engagements sont diverses : chargé de mission DR18 CNRS (2011-2013) ; conseiller DRRT Nord-Pas de Calais (2011-2014) ; président de la CERNA (2012-) ; membre puis VP du comité ANR maths-info (2013-) ; président de la Maison pour la Science Nord-Pas de Calais (2014-) ; conseiller Métropole Européenne de Lille (2015-) ; initiateur d'un comité d'éthique des universités de Lille (2015-) ; cofondateur et trésorier de l'association FORCE Research&Enterprise (2015-). Retour à la composition

 

Christine Balagué est Titulaire de la Chaire réseaux sociaux et objets connectés  à l’Institut Mines-Télécom-TEM, et Vice-présidente du Conseil National du Numérique. Ses recherches portent sur le comportement des internautes en réseaux, et aujourd’hui sur les nuveaux réseaux d’humains et d’objets connectés. Elle intervient régulièrement sur ces thèmes dans des conférences de recherche internationales ou de professionnels.  En tant que Vice- présidente du Conseil National du Numérique, elle a participé aux différents travaux remis au gouvernement français sur les grandes questions du numérique (Neutralité du Net, Neutralité des plateformes, E-inclusion, E-éducation, E-santé, concertation nationale, Enseignement supérieur). Par ailleurs, elle préside  la commission services de Cap Digital, pôle de compétitivité de la filière des contenus et services numériques, dont l’objectif est de favoriser l’émergence de projets R&D collaboratifs en France entre grandes entreprises, PME, start-ups et laboratoires de recherche. Elle est également l’auteur de nombreux ouvrages sur le développement de l’Internet en France et sur les réseaux sociaux. Habilitée à Diriger des Recherches,  Christine Balagué est docteur en Sciences de Gestion, diplômée de l’ESSEC et d’un Master d’économétrie à l’ENSAE. Retour à la composition

Danièle  Bourcier  est  directrice  de  recherche  émérite  au  CNRS  (CERSA) Elle  a obtenu  le  prix  CNRS-GRAL   pour  sa  thèse  d’état  en  droit  public  qui,  pour  la première  fois,  utilisait  l’intelligence  artificielle  pour   simuler  le  processus décisionnel  du  maire.  Depuis  elle  a  travaillé  sur  d’autres  modèles  (systèmes complexes  et  réseaux  connexionnistes)  pour  explorer  les  aspects  cognitifs  du phénomène juridique.  Membre  régulière  de  comités  scientifiques  internationaux  (ICAIL,  JURIX, KNOWRIGHT,…)  et de comités éditoriaux, elle a publié plus de 150 articles et édité  22  ouvrages.  Elle  a  été  directeur  adjoint  du  laboratoire  N°430  du  CNRS Linguistique  appliquée  à l’informatique  juridique (1976-1981)  et  directeur  du laboratoire CNRS Informatique Droit Linguistique (1982-1994) au Conseil d’Etat (qui fut à l’origine de LEGIFRANCE).  Elle  a eu  une bourse  de thèse à Stanford University  (1976-77)  et  a  été  professeur  invitée  aux  Pays  Bas,  en  Suède,  aux Etats Unis, en Allemagne et en Autriche.  Membre du comité d’Ethique du CNRS (COMETS) depuis 2011, son travail porte actuellement  sur  l’Open  science,  l’éthique  des  technologies,   l’e-justice   et l’évolution  du  droit  d’auteur  à l’ère  numérique. Elle  lance  en  2004  en  France les  licences  Creative  Commons dont  elle  est  responsable  scientifique. Responsable  de  plusieurs  contrats  européens,  et  consultante  pour  plusieurs organismes  internationaux  (UE,  OCDE,  UNESCO)  et  agences  nationales  (CAP DIGITAL, ANSES, ANR), elle dirige au CERSA (Université Paris 2) le  département Droit Gouvernance et Technologies en Europe. Elle est chargée d’enseignement en e-gouvernement à Science Po Paris (Executive Master Digital humanities) et à l’Université Paris 2. Passionnée  par  les  mécanismes  de  découverte  inattendus  en  science,  en  art, en droit et en science politique, elle a écrit et  publié deux ouvrages (avec P. Van  Andel)  chez  Hermann,  Paris :  De  la  sérendipité  dans  la  Science,  la Technique, l’art et le droit, (2 ème edition) et La sérendipité le hasard heureux, Actes d’une décade de Cerisy qu’elle a co-organisée en 2009. Un ouvrage sur Open data et Big Data paraitra en 2016  chez Mare & Martin. Voir  ses autres ouvrages sur wikipedia.Retour à la composition

Raja Chatila est Directeur de recherche de classe exceptionnelle au CNRS, à l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (ISIR), Université Pierre et Marie Curie, Paris. Il est docteur en Automatique. Il est directeur Adjoint Scientifique de l’Institut INS2I du CNRS. Il coordonne le Labex « SMART » portant sur les interactions humain-machine dans le monde numérique. Il a dirigé le LAAS-CNRS à Toulouse et a été directeur adjoint du GDR Robotique. Ses domaines de recherche portent sur la robotique autonome, la robotique cognitive et interactive, la perception et la fusion de données, la planification des actions et du mouvement, les architectures décisionnelles et cognitives et l’apprentissage. Il a dirigé plusieurs projets de recherche en robotique avec des applications dans les domaines de la robotique de service, de l’exploration planétaire, de la robotique aérienne, ou de la robotique personnelle. Il a notamment coordonné un projet intégré européen « COGNIRON » (The Cognitive Robot Companion). Membre du conseil scientifique de la fondation d’entreprise EADS, il est ancien membre du Board du réseau européen de Robotique « EURON » et du comité de pilotage du RTRA STAE « Sciences et Technologies de l’Aéronautique et de l’Espace » et ancien président de la Section d’ informatique, automatique, signal et communication du Comité national de la recherche scientifique. Il a participé à deux projets européens sur l’éthique en Robotique : Roboethics et Ethicbots et il est membre du « Groupe de réflexion roboéthique, défense et sécurité » du Secrétariat Général de la défense et de la sécurité nationale. Président-élu de la société savante « Robotics and Automation Society » de IEEE, membre du board de l’International Foundation of Robotics Research, il est éditeur associé de plusieurs revues du domaine de la robotique. Il est ancien « Distinguished lecturer » de IEEE Robotics and Automation Society. Il a enseigné à l’Université de Tsukuba au Japon et il est Docteur Honoris Causa de l’Université d’Örebro (Suède). Retour à la composition

Laurence Devillers est Professeure d’informatique appliquée aux sciences humaines et sociales à l’université Paris-Sorbonne 4 et effectue sa recherche au LIMSI-CNRS, laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur à Orsay. Elle est docteur en Informatique et a une habilitation à diriger des recherches (HDR) sur Perception, détection et génération des émotions dans les interactions parlées humain-machine de l’Université Paris-Saclay. Elle est experte en traitement du langage et du signal et en apprentissage machine.

Ses recherches portent principalement sur l’ « affective computing », le traitement automatique de la langue parlée, la détection des émotions « real-life », l’interaction homme-machine et la robotique affective et interactive. Laurence Devillers anime l’équipe de recherche Dimensions affectives et sociales dans les interactions parlées  (http://www.limsi.fr/tlp/topic2.html). Elle a dirigé 10 thèses et a plus de 140 publications scientifiques. Elle a participé/participe à de nombreux projets notamment sur les interactions affectives et sociales humain-robot (ANR Tecsan Armen, FUI Romeo, BPI Romeo2, Rex EU Humaine, EU Chistera Joker). Elle travaille sur les émotions mais aussi sur l’humour et l’empathie dans les systèmes de dialogue homme-machine.  Elle travaille également sur des sujets de « big data » et a collecté de nombreux corpus d’interaction homme-machine. Ses travaux peuvent être utilisés pour des applications avec des robots, des objets connectés, des jeux sérieux, des centres d’appels pour différents domaines comme par exemple la santé (aide aux personnes dépendantes, remédiation), le bien-être et la sécurité.

Elle anime le pôle co-évolution humain-machine de l’Institut de la société numérique (ISN – Paris Saclay), où elle mène des travaux en collaboration avec des chercheurs en droit et en sociologie sur mémoire du robot et responsabilité, et sur la réflexivité langagière. Elle est également membre du conseil d’administration de AAAC (emotion-research.net), membre de IEEE, ACL, ISCA and AFCP. Elle est aussi impliquée dans l’association Eurobotics dans les groupes de travail sur « Natural Interaction with Social Robot» et « Socially intelligent robots». Elle a participé à la rédaction du premier rapport sur l’éthique du chercheur en robotique pour la Commission de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique (Cerna) de l’alliance Allistene et est maintenant membre de la Cerna. Retour à la composition

Gilles Dowek est directeur de recherche à Inria. Il est polytechnicien, docteur en informatique et Habilité à Diriger des Recherches.  Il est actuellement Président du conseil scientifique de la SIF, Membre du conseil scientifique de La main à la Pâte, Responsable du Mooc Lab d’Inria. Il a été notamment Professeur à l’École polytechnique, Membre du Groupe d’Experts chargé du programme de la la spécialité Informatique et sciences du numérique en terminale S, Directeur scientifique adjoint à Inria. Il est ou a été Membre des comités de programme de plusieurs conférences internationales (LICS, TLCA, CADE, RTA, LPAR, CSL, ICALP, TPHOLs, ...), Membre du comité de pilotage du projet européen Types et de la conférence CADE.  En matière de vulgarisation scientifique, il tient une Chronique dans Pour la Science, participe à plusieurs émissions scientifiques sur Arte, France 5, France Culture, ... Conférences au Palais de la Découverte, à la Biliothèque Nationale, à la Cité des sciences et de l’industrie, ... Il a Publié de plusieurs livres, traduits en en allemand, espagnol, italien et coréen. Il est lauréat 2007 du Grand Prix de Philosophie de l’Adcadémie Française pour le livre Les métamorphoses du calcul (Le Pommier, 2007); Grand Prix d’Alembert des Lycéens 2000 de la Société Mathématique de France; Lauréat 2007 du European Philips Contest for Young Scientists and Inventors. Retour à la composition

Flora Fischer est doctorante en philosophie à l’Université de Technologie de Compiègne (UTC), et à l’Université Catholique de Lille (Département d’Ethique et de Philosophie). Elle est en parallèle chargée de programme de recherche au CIGREF (Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises). Titulaire d’un master professionnel en éthique appliquée à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (ETHIRES), elle s’est spécialisée sur les problématiques éthiques liées au numérique, en analysant les implications de l’utilisation croissante des outils numériques (normes nouvelles, conséquences managériales et organisationnelles…) et les enjeux d’une réflexion éthique « by design » (dès la conception d’un produit/service). Ses travaux de recherche portent ainsi sur la normativité des technologies numériques et l’approche d’une éthique by design dans les entreprises.

Elle a participé aux réflexions « Ethique et Big Data » menées par l’Aproged (Association de la Maîtrise et de la Valorisation des Contenus) visant à actualiser la « Charte Ethique et Big Data » co-rédigée par l’Aproged, Cap Digital, l’AFCP et Atala. Elle est également membre du comité Prospective du Numérique de l’Institut Fredrik Bull.

Elle a animé différents groupes de travail au CIGREF sur l’éthique du numérique (Ethique et Numérique, une éthique à inventer ? / Ethique et Numérique : enjeux et recommandations à l’intention des entreprises) et l’économie des données personnelles (Economie des données personnelles, les enjeux d’un business éthique) et est aujourd’hui chargée de groupes de réflexions portant sur la valorisation des données, et l’intelligence artificielle. Retour à la composition

Christine Froidevaux est Professeur à l’Université Paris Sud. Ancienne élève de l’ENS Fontenay-aux-Roses, elle est agrégée de mathématiques, titulaire d’un doctorat d’informatique linguistique (1983) et d’une Habilitation à Diriger des Recherches en informatique (1993).

Ses recherches initiales en représentation des connaissances et raisonnement ont été orientées vers la bioinformatique en 2000. Ses activités scientifiques concernent actuellement la biologie des systèmes, avec la construction et l’étude des réseaux de signalisation et des réseaux métaboliques. Elle s’intéresse plus particulièrement à l’analyse des données massives et hétérogènes à l’aide d’ontologies biologiques et de workflows scientifiques.

Elle est responsable de l’équipe Bioinformatique du LRI à Orsay depuis 2001 et du Master Bioinformatique de l’Université Paris Saclay créé en 2015, dans lequel elle a introduit une sensibilisation aux questions éthiques. Elle est vice-présidente de la Société Informatique de France (SIF) depuis 2015.Retour à la composition

Professeur  d’informatique  à  l’Université  Pierre  et  Marie  Curie  et  membre  senior  de l’Institut  Universitaire  de  France,  Jean-Gabriel  Ganascia  poursuit  ses  recherches  au LIP6  (Laboratoire  d’Informatique  de  Paris  VI)  et  au  sein  du  Labex  OBVIL (Observatoire  de  la  vie  littéraire)  dont  il  est  le  directeur  adjoint.  Spécialiste d’intelligence  artificielle  (ECCAI  Fellow),  d’apprentissage  machine  et  de  fouille  de données,  ses  recherches  actuelles  portent  sur  le  versant  littéraire  des  humanités numériques,  sur  la  philosophie  computationnelle  et  sur  l’éthique  des  technologies  de l’information et de la communication. Son  intérêt  pour  les  conséquences  éthiques  du  développement  des  technologies  de l'information  et  de  la  communication  l'a  conduit  à  publier  dans  plusieurs  revues internationales,  dans des ouvrages et  dans des actes de  conférences spécialisés  sur ce sujet. Il a notamment contribué à l'organisation scientifique de la conférence Ethics and Human Right in the Information Society en 2005 et des conférences CEPE et Ethicomp qui  se  sont  tenue  en  2014  à  Paris.  Il  a  piloté  l'action  infoéthique  financée  par  le programme CNRS Société de l'information. Il a été membre du comité scientifique du programme Vox Internet financé par l'ANR. Il a participé au groupe de travail OnLife organisé  par  la  communauté  européenne.  Il  est  membre  du  comité  de  pilotage  du MURS  (Mouvement  Universel  pour  la  Responsabilité  Scientifique)  et  il  siège  au COMETS (comité d’éthique du COMETS). Enfin, il est parti prenante du projet ANR EthicAA (Ethics and Autonomous Agents) sur l’éthique des agents autonomes. Retour à la composition

 

Éric Germain conduit une réflexion prospective sur le fait religieux et l’éthique des nouvelles technologies au sein de la Direction Générale des Relations Internationales et de la Stratégie (DGRIS). Il est recruté en 2009 pour créer un « pôle religion » à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS devenue DGRIS). Dès 2010, ce portefeuille s’élargit aux problématiques éthiques soulevées par l’armement de systèmes sans hommes à bord (drones), puis à l’ensemble des nouvelles technologies robotisées et aux perspectives d’autonomie décisionnelle et d’intelligence artificielle de futurs Systèmes d’armes létaux autonomes (SALA).

Éric Germain est diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris et a soutenu une thèse de doctorat en histoire et sciences politiques à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il est membre de la branche européenne de l’International Society for Military Ethics depuis sa création en 2011. Il s’est exprimé à titre personnel sur éthique militaire appliquée à la robotique et aux technologies associées lors de différents colloques (dont la captation est disponible sur internet) et dans plusieurs articles et chapitres d’ouvrages parmi lesquels : « 2010 : année zéro des guerres robotisée », Revue de la Défense Nationale, n° 740, mai 2011, p. 119-121 ; « La campagne contre les 'robots tueurs' se trompe-t-elle de cible? », Le Monde, 24 juin 2013 ; « De la guerre à distance à la guerre désincarnée : les enjeux moraux d'une globalisation du champ de bataille », (https://www.icrc.org/fre/resources/documents/article/review-2014/irrc-900-germain.htm) mis en ligne le 11/11/2014, cet article paraîtra en langue anglaise en 2016 dans le 900ème numéro de la Revue Internationale de la Croix Rouge. Retour à la composition

Alexei GRINBAUM est chercheur au laboratoire de philosophie des sciences (LARSIM) du CEA-Saclay. Il est spécialiste de l'information quantique. Depuis 2003, il s'intéresse aux questions éthiques liées aux nouvelles technologies, où il analyse, en particulier, l'incertitude par rapport à l'avenir et les fondements du principe de précaution. Plus récemment, il étudie la place des récits dans la perception des nouvelles technologies et propose une méthodologie fondée sur les récits pour une approche innovante du problème de la responsabilité du chercheur. Coordinateur pour la France de l'Observatoire européen des nanotechnologies, il participe aux débats français et européens sur la science et la société. Retour à la composition

Claude Kirchner est délégué général à la recherche et au transfert pour l’innovation d’Inria. Il supervise l’ensemble des activités de l’institut en matière de recherche, de développement technologique et de transfert. Auparavant, il dirigeait depuis sa création le centre de recherche Bordeaux – Sud de cet Institut. Claude Kirchner, docteur ès sciences en informatique, a été enseignant en mathématiques du secondaire, Maître de conférence en informatique, Chargé de recherche au CNRS et est depuis 1988 directeur de recherche Inria. Ses intérêts et contributions scientifiques reconnues internationalement portent sur les fondements logique et sémantique, en particulier basés sur la réécriture, pour la conception et la mise en œuvre de systèmes sûrs. Il a contribué à l'émergence des concepts de déduction modulo et du calcul de réécriture. A partir de 1992 il a créé et dirigé l'équipe-projet PROTHEO. Co-lauréat du grand prix de l'académie des sciences 2002 au titre de la fondation culturelle Franco-Chinoise. Il préside depuis 2003 les conseils scientifiques et d'évaluation des programmes du ministère puis de l'ANR en sécurité et informatique. Claude Kirchner a animé un groupe de réflexion sur l’éthique à Inria, puis le groupe de travail au sein d’Allistene préalable à la création de la CERNA. Retour à la omposition

Christophe Lazaro, docteur en droit, diplômé en philosophie et en anthropologie, est Professeur à l'UCLouvain. Situées dans le champ de la vie privée et de la protection des données personnelles, ses recherches actuelles abordent d’un point de vue interdisciplinaire la question de l’autonomie et du pouvoir des individus à l’ère des Big data. Il a soutenu sa thèse de doctorat en sciences juridiques à l’Institut Universitaire Européen (Florence). Sa thèse, intitulée « La fabrication juridique d’un corps hybride : regard pragmatique sur les rapports entre droit et technologies prothétiques », porte sur les problèmes juridiques et philosophiques liés à l’intégration d’artéfacts techniques au sein du corps humain. Elle va être publiée prochainement aux éditions de l’Institut de Recherche Juridique de la Sorbonne (IRJS) dans la collection « Voies du droit ». Il est également membre associé au Laboratoire d’Anthropologie Prospective (LAA.P) de l’Université de Louvain. Ses intérêts de recherche en anthropologie concernent les relations hommes-artéfacts, les identités et environnements virtuels. https://unamur.academia.edu/ChristopheLazaro. Retour à la composition

Jérôme Perrin est ingénieur de l’Ecole Polytechnique (X74, 1977), docteur ès sciences physiques de l’Université de Paris Denis Diderot (1983) et habité à diriger des recherches. D’abord chargé puis directeur de recherches au CNRS en physique-chimie des plasmas, il rejoint en 1997 le groupe Balzers & Leybold - devenu Oerlikon – comme directeur de R&D sur les réacteurs à plasma pour la production d’écrans plats et de panneaux photovoltaïques. En 2001 il devient directeur de programmes de R&D chez Air Liquide en particulier sur l’hydrogène et la pile à combustible. Puis en 2007 il rejoint Renault comme directeur des projets avancés pour la réduction de la consommation énergétique et de l’impact environnemental des véhicules, vers la nouvelle mobilité électrique. En juin 2012 il a été nommé directeur général de l’Institut VEDECOM pour le véhicule décarboné électrique, autonome et communicant, et sa mobilité. Depuis juillet 2014 il est à nouveau chez Renault en tant que directeur scientifique. Il est aussi bachelier canonique en  théologie de l’Institut Catholique de Paris (2013). Retour à la composition

 

Alice René, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, docteur en Neurosciences, est actuellement responsable pour la réglementation Bioéthique au CNRS. Après avoir fait sa recherche à l’Unité de Neurosciences Intégratives et Computationnelles (UNIC, CNRS, Gif/Yvette) et au Laboratoire de Radiopathologie et Thérapies Expérimentale (LRTE/ SRBE, IRSN, Fontenay-aux-roses), elle s’est tournée vers les aspects éthiques de la recherche en biologie notamment les thématiques entourant les recherches sur l’homme (utilisation d’éléments dérivés du corps humain, recherches « biomédicales » ou sur la personne, utilisation de cellules souches embryonnaires humaines, …), en recoupement avec d’autres questions comme celles liées à la protection des données à caractère personnel. Depuis 2010, elle fait partie du Comité d’experts pour les recherches biomédicales de l’Institut de Sciences Biologiques du CNRS. Alice René est membre du Comité National Consultatif pour les Sciences de la Vie et de la Santé (CCNE) au titre du CNRS depuis 2012. Ses activités scientifiques ont concerné les domaines de la plasticité neuronale et cérébrale fonctionnelle et de la perception visuelle, celui du système nerveux périphérique digestif ainsi que celui des thérapies cellulaires. Retour à la composition

amille Roth est Associate Professor en sociologie à Sciences Po. Il a par ailleurs été chercheur CNRS en informatique depuis 2008 (actuellement en détachement) après avoir été maître de conférences en sociologie à Toulouse-Capitole.  Docteur de l’École Polytechnique (2005) et ingénieur des Ponts (2002), ainsi que titulaire d’un DEA de sciences cognitives (EHESS, 2002), il a un profil à la croisée entre sciences dures et sciences sociales. Ces dernières années, il a fondé et dirigé le pôle “humanités numériques / sciences sociales computationnelles” du Centre Marc Bloch à Berlin, où il a développé une équipe interdisciplinaire mêlant sciences sociales et modélisation mathématique et informatique.
Son programme de recherche est centré autour de l'étude des systèmes complexes sociaux (épidémiologie culturelle, morphogenèse de réseaux), de l’espace public numérique et du rôle des algorithmes, de l’analyse de corpus textuels, des phénomènes de cognition sociale, en particulier la coévolution entre forme des interactions et distribution des informations.  Il est l’auteur d’une cinquantaine d’articles scientifiques portant aussi bien sur des questions méthodologiques que sur les systèmes sociaux, notamment de construction de savoirs. Il a directement coordonné plusieurs projets de recherche collaborative, dont certains spécifiquement liés à Internet et au rôle des algortihmes comme les projets ANR Webfluence, Algodiv et Algopol (2008-2019 au total); il est en outre lauréat d'un ERC Consolidator sur les bulles dans les communautés en ligne (2018-23). Retour à la composition

Catherine Tessier est maître de recherche à l'ONERA, au Département Commande des Systèmes et Dynamique du vol (DCSD) à Toulouse. Elle a obtenu son doctorat en 1988 et son habilitation à diriger les recherches en 1999. Elle  est  également  Enseignante  de  Rang  Equivalent  (ERE)  à  celui  de  professeur  des  universités  à l'ISAE-SUPAERO. Ses domaines de recherche concernent le partage d'autorité entre agents (robotiques et humains), l'autonomie adaptative, la modélisation de conflits homme - machine, les questions éthiques liées à l'emploi de robots dans le domaine militaire. Depuis janvier 2015, elle est directrice de l'École Doctorale 309 « Systèmes » (EDSYS). http://www.onera.fr/staff/catherine-tessier/ Retour à la composition

Sophie Vulliet - Tavernier, directeur des affaires juridiques, internationales et de l’expertise, de la CNIL de 2007 à 2010, Sophie Vulliet-Tavernier a pris la responsabilité, début 2011, de la direction des études, de l’innovation et de la prospective. Cette direction est chargée de la veille prospective et a pour mission de mieux identifier et comprendre les évolutions des technologies et des usages du numérique dans tous les domaines qui relèvent de la compétence de la CNIL, d’évaluer les enjeux de protection des données qui en découlent et ainsi de l’éclairer dans ses décisions et modes d’intervention. Elle est maintenant Directeur des relations avec les publics et la recherche. Diplômée de l'université de droit et de sciences sociales de Paris II et de l'Institut Français de Presse (DEA de sciences politiques, DESS de droit de la Défense, maîtrises en Droit Public et en sciences de l'information). Retour à la composition

 

Célia Zolynski est professeur agrégée de droit privé à l'Ecole de droit de la Sorbonne - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses activités de recherche et d’enseignement portent sur le droit du numérique, le droit de la propriété intellectuelle, le droit du marché et les libertés fondamentales. Elle est l’auteur de différentes publications dans ces domaines, notamment sur les liens qu’entretiennent le droit interne et le droit de l’Union européenne. Elle anime plusieurs groupes de travail interdisciplinaires et projets de recherches collectives sur la protection et la valorisation des données ainsi que sur la régulation des traitements algorithmiques.

Elle est également membre du Comité de prospective de la CNIL et du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) et a été membre du Conseil national du numérique (CNNum) de février 2016 à décembre 2017.

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